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lundi 12 janvier 2015

Répression contre les allocataires pour cause de syndicalisme

Jeudi 8 janvier à la CAF de Malaval, cinq usagers ont été interpellés par la police après que l’un d’entre eux se soit fait refusé l’accès au pré-accueil de la CAF pour motif de son engagement syndical supposé par les vigiles. Un seul a été relâché. Les quatre autres ont été mis en garde à vue et passent en ce moment la nuit au commissariat de Noailles.

Depuis le début de l’année 2014, la CAF des Bouches du Rhône a fermé ses accueils publics sans rendez-vous. Seul un « pré-accueil » indiquant aux usagers comment prendre rendez-vous via internet reste accessible dans deux bureaux de la ville de Marseille : Malaval et Chemin de Gibbs. Ce dispositif est en train d’être étendu au reste de la France et tous les accueils doivent être fermés pour juin 2015.

Alors qu’avait lieu une diffusion de tracts contre la fermeture des accueils publics de la Caisse d’Allocation Familiale devant le site de Malaval (2èmearrondissement), les vigiles ont refusé l’accès au pré-accueil à un usager souhaitant déposer son dossier, sous prétexte de son appartenance supposé « à la CGT ». Suite aux protestations de ce dernier ainsi qu’à celle d’autres personnes présentes, les vigiles ont décidé de fermer totalement l’accueil en baissant le rideau de fer, provoquant la colère des usagers attendant dans le froid depuis plusieurs heures. Face à cette grogne, les vigiles ont répondu par une grande violence en passant à tabac plusieurs usagers refusant cette fermeture. Ils ont ensuite appelés la police nationale qui procéda à l’arrestation de cinq allocataires de la CAF.

Un rassemblement de soutien devant le commissariat de Noailles a ensuite eu lieu durant toute l’après-midi et jusqu’en soirée. Une seule personne fut relâchée et les autres passent en ce moment la nuit en garde à vue.

Liberté pour tous les interpelés. Non à la fermeture des CAF et à la répression des allocataires.


Le collectif "Non à la fermeture des CAF"

mercredi 10 décembre 2014

Manifestation nationale des chômeurs et précaire à Paris

Pour la douzième fois les privés d’emploi, les intérimaires, les travailleurs précaires et les sans papiers manifestaient. 

Voir la vidéo et l'article de la NVO

(cliquez pour agrandir)

Non à la Fermeture des CAF !

Dans la continuité des luttes que nous menons depuis plus d'un an au coté des salariés de la CAF et de leur syndicat CGT- CAF 13, la CGT chômeurs et Précaires appelle à un rassemblement contre la fermeture des CAF.


Pour voir les articles sur la lutte pour la défense des CAF cliquer sur l'image ci dessous

RASSEMBLEMENT CONTRE LA FERMETURE DES CAF
LUNDI 15 DÉCEMBRE A 10H 
DEVANT LA CAF DE MALAVAL


Voir le tract : (cliquer pour agrandir)

Qui organise ces rassemblements ?
La CGT chômeurs et précaire participe à un collectif de plusieurs syndicats, organisations politiques et associations auxquels sont invités les allocataires de la CAF.

Les organisations membres du collectif :Alternative libertaire, A.P.L 13, Association le Tipi, C.G.T Chômeurs précaires, C.I.P, C.N.T, C.N.T S.O, Jeunesse Communiste, N.P.A, PCF 2,3 et 5ème

Prochains rassemblements, manifestations, actions, pour contacter ou rejoindre le collectif :
06 87 71 72 86
collectifantifermeture@gmail.com

La lutte des Grands Moulins Maurel

Voilà maintenant un an que les salariés des Moulins Maurel sont en lutte contre l'annonce de la fermeture de la minoterie qui domine le quartier de la Valentine à Marseille. En lutte contre la volonté d'une poignée d'actionnaires de faire disparaître les emblématiques silos qui, depuis 1860, appartiennent au paysage des rives de l'Huveaune. En lutte pour leur emploi, pour leur vie, leur famille. En lutte pour leur dignité.

L'Union des multinationales contre l'Union des Travailleurs
L'usine appartient à la société Nutrixo dont l'actionnaire majoritaire est une filiale du géant agroalimentaire Vivescia. Elle sert à produire de la farine et de la semoule. Nutrixo, qui était déjà propriétaire des Grands Moulins Storione, le monopole régional de la production de farine, l'avait achetée en 2008 à Panzani, leader national de la production de semoule. Le marché était alors très simple : en contrepartie du marché de la semoule laissé àPanzaniNutrixo pourrait asseoir la domination régionale de ses Moulins Storione sur le marché de la farine. A condition bien sur que Nutrixo sacrifie l'outil de travail et empoche la plus-value à réaliser sur la valeur du terrain, étant donné que l'extension de la zone commerciale de la Valentine devrait bientôt inclure les Moulins Maurel.
Si jusqu'ici Nutrixo a refusé de vendre une entreprise jugée « compétitive », puisqu'il y a des repreneurs, c'est que nous sommes bien dans le cas d'un arrangement entre grands groupes industriels qui se partagent le marché. Qui ouvrent et ferment en fonction de leurs intérêts à eux et à eux seuls, au mépris total des 80 familles qui sont laissées sur le carreau ainsi que de l'impact indirect sur les emplois locaux.
Pour faire face à cette attaque, l'usine est occupée par les salariés, par les camarades de la CGT de tout le département, ainsi que de nombreuses organisations de travailleurs solidaires de la lutte. Nous nous relayons tous afin d’empêcher Nutrixo et ses acolytes de l'état et des ses CRS de revenir démonter les machines comme il l'avaient fait en septembre dernier. Cette question nous concerne tous car les Grand Moulins Maurel ne sont pas un cas isolé: tous les emplois du département sont menacés. Ce n'est qu'à partir de luttes exemplaires comme celle-ci, où convergent les luttes des travailleurs, des chômeurs, des retraités que nous forgeons une union qui rend possible les résistances et les victoires contre ces géants.
Les propriétaires de Nutrixo et de Panzani se battent contre des moulins? Grand bien leur fasse. Nous, nous nous battons pour et avec les Moulins Maurel !!
Soyez nombreux à manifester votre solidarité, passez les voir au
148 Route des Trois Lucs 13012 Marseille

jeudi 23 octobre 2014

Plus de contrôles ? Pour encore moins de boulot ?!

Le chômage ne cessent d'exploser sous le regard complice du gouvernement. Notre département est particulièrement touché avec de nombreuses entreprises menacées par les fermetures et les licenciements  : SNCM, Air France, ARKEMA, Centrale de Gardanne, Moulins Maurel, etc...

Mais alors que nous sommes les premières victimes de cette destruction de l'industrie, le gouvernement vise maintenant à renforcer les contrôles pour radier toujours plus de chômeurs. La technique est facile pour faire diminuer les chiffres du chômage et tenter à peu de frais de remonter sa côte de popularité dans les sondages. 

Mais cette fourberie ne nous trompe pas, elle ne sert qu'a renvoyer dos à dos les travailleurs et les travailleurs privés d'emplois, ceci afin de nous détourner des vrais responsables : le patronat et le gouvernement qui est à son service. Alors que d'un coté les restrictions et les contrôles s'accentuent sur les chômeurs, de l'autre coté les patrons ne cessent d'être exonérer de leurs cotisations sociales. Et dans le même temps, les effectifs de l'inspection du travail sont réduit et les prud'hommes attaqués. Donc lorsque le gouvernement dit qu'il mène une politique pour l'entreprise* cela ne signifie pas qu'il défend l'intérêt général. En réalité il ne défend que l’intérêt des propriétaires d'entreprise au dépend des travailleurs.


Les chômeurs aussi ont des droits,
TOI AUSSI SYNDIQUE TOI !
Rejoint la CGT- CHÔMEURS ET PRECAIRES ! 
Les chômeurs et les précaires ne doivent pas baisser la tête mais au contraire se sentir confortés dans la nécessité de s'organiser au sein de la CGT chômeurs et précaires afin de se défendre et de se solidariser avec l'ensemble des travailleurs. Pour sortir de l'isolement, s'informer sur ses droits, pour ne pas se laisser faire, pour s'organiser et lutter ensemble...venez nous rencontrer pendant nos permanences!

Dans tous les quartiers il y a un comité de chômeurs et précaires !
55 Rue Saint-Ferreol, 13001 Marseille
04 91 33 38 60
Tous les lundi et mardi après-midi de 14h à 17h


*Cela se traduit aussi par les 31 milliards de dividendes versés aux actionnaires au dernier trimestre. Ou encore, le pacte de responsabilité (41 milliards d'euros) et le CICE (20 milliards d'euros) qui pèsent sur le budget de l'Etat alors même que le gouvernement annonce un grand plan d'économies, avec entre autres la révision du PLFSS en discussion au parlement, qui va impacter l'ensemble des travailleurs. Toutes les mesures du gouvernement en direction des entreprises ont eu comme seul effet : la précarisation de l'emploi, l’augmentation du chômage (9 millions de précaires dont 5 millions de chômeurs), le blocage des salaires, la réduction des budgets nécessaires aux Services Publics, la désindustrialisation massive. Des économies sont réalisées partout et ce sont les salariés, les privés d’emploi, les retraités qui trinquent.

samedi 6 septembre 2014

Renforcer les contrôles à Pôle-emploi ? Des propos scandaleux. Des chômeurs révoltés !


« Il n’est pas possible, dans un pays qui est en difficulté […] d’avoir des gens qui ne cherchent pas de travail». «Donc je demande à Pôle Emploi de renforcer les contrôles»
Mr Rebsamen, ministre du Travail mardi 2 septembre 2014



La CGT chômeurs et précaires dénonce ces propos qui ajoutent à la violence de la situation des chômeurs, l'humiliation publique, la persécution, et ce qu'il faut bien qualifier l'annonce d'une restriction des droits de chômeurs. Le ministre nous fait la démonstration du mépris total du gouvernement à l'égard de la misère alors même que son bilan est globalement désastreux en particulier sur sa politique de réduction du chômage. Il remet la faute de la débâcle économique du système qu'il défend sur ceux qui subissent de plein fouet ses propres choix. Comment oser parler d'abus alors qu'aucun chômeur ne peut prétendre à une vie décente avec ses allocations ? Comment oser prétendre que des travailleurs privés d'emplois se confortent dans la pauvreté ? Comment ignorer délibérément le désespoir dont est victime une part toujours plus grande des travailleurs qui stagnent à Pôle emploi où, faut-il le rappeler, il y a un an à peine un chômeur en fin de droit s'était immolé ? Comment ? En ignorant parfaitement ce qu'est la décence et la justice et en continuant une odieuse politique qui se fait simultanément en faveur du patronat et au détriment des travailleurs, des chômeurs et des précaires.


Une politique en faveur du patronat et de la finance...
Baisse d’impôts sur les entreprises et diminution voire disparition des cotisations patronales sont autant de recettes magiques censées réduire ce que nos entrepreneurs nomment des « charges patronales ». Sans dire que ces « charges » servent à financer un service public et une sécurité sociale qui est déjà bien mal en point, le gouvernement, les patrons et la finance clament en cœur qu'elles sont des poids pour les entreprises et que c'est ce qui empêche ces dernières d'embaucher. Ainsi pour sortir de la crise et du chômage de masse il faut que les travailleurs produisent la même chose mais en étant moins bien payés et moins bien protégés par un système social qui est bradé. Cela revient à une baisse du salaire indirect et cela fait partie intégrante de ce que la classe des patrons et de la finance appellent « la baisse du coût de travail ». Une baisse qui est mise en application effective par le gouvernement au travers de l'ANI, du pacte de responsabilité, des négociations sur l'assurance chômage, de la réforme sur les retraites, etc.
Les divisions s'attisent, d'un côté nous avons Mr Gattaz président du syndicat des patrons (MEDEF) qui revendique la paternité du pacte de responsabilité, puis plus tard le premier ministre M. Valls qui est encensé et applaudi aux universités d'été du MEDEF, et enfin dernièrement un ex-banquier (E. Macron) et un millionnaire (M. Sapin) qui sont nommés ministre du travail et ministre de la finance. Et de l'autre les syndicats et les organisations de travailleurs, la CGT en tête qui dénoncent et luttent contre cette politique dont les conséquences dramatiques se font déjà ressentir.


… Aux conséquences dramatiques pour les travailleurs, les chômeurs et les précaires
Des promesses on nous en a fait, pour les accepter il fallait que nous nous serrions la ceinture, il fallait bosser plus, y compris le dimanche. Et les conséquences nous les connaissons désormais : la croissance est nulle et le chômage continue de grimper. Mais comment aurait-il pu en être autrement ?! L'industrie ne cesse d'être détruite et aucune solution, aucune aide, aucune considération n'ont été données aux salariés qui se battent dans les entreprises en cours de fermeture : Good-Year, Florange, Continental, PSA, ou encore dans le département : Kem-One, Arkema, SNCM, les Moulins Maurel, etc. La belle victoire des Fralibs qui sonne comme un espoir pour la classe ouvrière n'est dûe qu'au seul courage des travailleurs en lutte à l'intérieur de l'entreprise ainsi qu'à la solidarité permise par la CGT avec les travailleurs en dehors de l'entreprise.


Alors des abus ? Oui c'est vrai il y en a, MAIS de la part de Pôle emploi lorsqu'il met des fausses annonces ou lorsqu'il licencie ses propres salariés après 3 ans de CDD. Lorsque pour un motif ou un autre et pour quelques économies il nous radie et nous jette au RSA (lorsque l'on peut y prétendre), à la rue ou pire. Lorsqu'il utilise notre argent pour des organismes de formations fantoches qui ne servent qu'à mettre la pression sur les allocataires et au final à les rendre responsable de l'absence d'offre d'emploi qui corresponde à leur critère de recherche. Ce mépris et cette pression qui se manifestent dans les paroles et les actes de nos ministres n'a qu'une finalité : forcer les chômeurs à accepter les bas salaires, ou des salaires inférieurs à ce que leur qualification leur octroyait dans leur métier précédent, ou simplement à ne plus travailler sur la base de leur qualification.


Plus de contrôle sur les chômeurs mais moins de contrôle sur les employeurs !
C'est là qu'on s'aperçoit que si Pôle-emploi ne remplit plus son rôle de service public ce n'est que parce qu'il obéit à ce projet politique libéral (qui n'a de social que le nom) qui vise à réduire le « coût du travail ». Et pour cela Pôle Emploi ne doit pas être un service public de solidarité mais qu'il doit exercer une fonction de flicage des chômeurs.

Le comble de l'ironie pour nous, qui est le comble du bonheur pour le patronat et la finance c'est que si les chômeurs doivent être plus contrôlés les entrepreneurs eux en revanche le seront beaucoup moins. C'est ainsi qu'à la fin de cette année le nombre d'inspecteurs du travail aura baissé de 9% !

Pour voir l'article du comité chômeurs CGT du Morbihan cliquer ci dessous



Qui sème la misère récolte la colère !
Les chômeurs et les précaires ne doivent pas baisser la tête mais au contraire se sentir confortés dans la nécessité de s'organiser au sein de la CGT chômeurs et précaires afin de nous défendre, de continuer d'unir les travailleurs et les travailleuses quelles que soient leur situation mais aussi de se solidariser avec l'ensemble des travailleurs.


Nos revendications par rapport à Pôle-Emploi:

Le service public de l’emploi est une question politique que l’État doit assumer et qui doit donc relever de la fonction publique d’État.

Face à l'urgence de nos situations, encore et toujours SOLIDAIRES DU PERSONEL nous exigeons :

La garantie de l’égalité d’accès et de traitement aux usagers : la densification du réseau dans des locaux adaptés de manière à ce que tous les services soient rendus au plus près des usagers, la remise en place des accueils sans rendez-vous afin que chaque demandeur d'emploi puisse être reçu à sa demande.
L’arrêt de toutes les radiations et sanctions abusives, la suppression des indus dont la responsabilité incombe à Pôle-Emploi.

Donner accès à des formations adaptées. Laisser le libre choix au chômeur de se reconvertir professionnellement si nécessaire.

Le développement d'un Système d’Information fiable, conçu en interne par des personnels de Pôle Emploi, en interdisant la sous-traitance. Remettre en place les ateliers d’information sur les droits des chômeurs.

Que les POLE EMPLOI aient les effectifs suffisants et qu'il soit donné au personnel ; actuellement débordé et en souffrance ; le statut et les conditions suffisantes pour exercer leurs métiers.

Que soit confié à Pôle Emploi le monopole du rapprochement de l’offre et de la demande d’emploi et que soit mise en œuvre l’obligation du dépôt d’offre à Pôle Emploi.

La création d'une 5ème branche de la sécurité sociale pour l’indemnisation des chômeurs jusqu'à leur retour à l'emploi à hauteur de 80% de leurs deniers salaires, financée par les cotisations sociales.